دراسة الجيوش العربية والثورات العربية

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صخري محمد
طاقم الإدارة
مدير الموسوعة
باحث مميز

Dans la plupart des pays nouvellement indépendants, l’armée est intervenue comme une force de substitution à une administration défaillante et à des forces sociales absentes.


Au fil du temps, il y a des armées, qui vont essentiellement se tourner vers la sécurité intérieure ; d’autres vont être des fauteuses de coups d’Etat.

Les armées évoluent de plus en plus vers la professionnalisation. On assiste de plus en plus à une montée des leaders militaires au pouvoir, comme on a tendance à confondre le leader militaire et le corps dont il est issu.

Dans les régimes autoritaires, le dictateur, pour se maintenir au pouvoir, va multiplier les acteurs de la sécurité, d’où l’émergence d’une multitude de services de sécurité, d’éléments paramilitaires de sécurité ou de services de renseignement, qui s’autocontrôlent. La dictature crée en fait les conditions de l’émiettement. Si elle dure trop longtemps, le pouvoir, qui assure sa survie par un excès de sécurité, crée en définitif une fausse sécurité.

Au moment des révolutions, on constate différents modèles d’armées : l’armée professionnelle ; l’armée de type néo-patrimonial ; l’armée au coeur de politiques instables ; des modèles claniques ; l’armée sous contrôle autoritaire ; le recours au mercenariat comme substitut de sécurité, etc.

Dans certains pays d’Afrique du Nord, on constate, malgré toutes les difficultés, une résistance du national.

M. Jean-François Daguzan voient trois éléments importants dans l’avenir :

1. Le risque de «la tribalisation», c’est-à-dire le retour, à la fois en termes de sécurité, comme en termes de pouvoir d’Etat, vers des formes unicellulaires, dans lequel on abandonne ce sens du national, pour se replier sur la structure unicellulaire, c’est-à-dire la tribu ou le groupe, dans lequel l’armée représente le pouvoir.

2. Dans certains pays, eu égard à la défiance vis-à-vis de sa propre population, on fait appel de plus en plus au mercenariat, qui se substitue aux armées nationales.

3. Le national, qui semble tenir. Face à la crise, les pays, qui ont une colonne vertébrale, sont capables de résister, de se resserrer sur l’interêt national et de repartir.


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