Talal OMRANI université de Ghardaïa
Rachid TOUMACHE ENSSEA Koléa

Le présent article vise à mettre en relief l’importance de la politique budgétaire, considérée comme principal levier de la politique économique en Algérie depuis l’indépendance, son impact sur les fondamentaux de l’économie nationale (objectifs du carré magique de Kaldor), essentiellement sur la croissance, son potentiel de financement de l’économie ainsi que ses limites. Après avoir été articulée autour de l’affectation de la rente pétrolière au financement des dépenses de la fonction publique, des transferts et des subventions à la consommation et à la production, ainsi qu’à la réalisation des investissements publics non prioritaires par rapport à la vision conjoncturelle du développement dans une économie initialement sous le système de la planification centrale, la politique budgétaire dans l’économie de marché naissante a restreint l’action de l’Etat à la production de biens et de services publics. En fait, la politique budgétaire restrictive, conduite durant la période de l’ajustement structurel (1989-1998), a joué un rôle déterminant dans la stabilisation macroéconomique à compter de 1998. Néanmoins, l’expansion budgétaire engagée depuis 1999 grâce au pactole pétrolier, a été remarquable, d’une part, elle a contribué à la consolidation de la stabilité macro-financière, et d’autre part, elle a permis de renouer avec une croissance relativement forte et soutenue, tirée essentiellement par les secteurs d’hydrocarbures, services et BTPH. Cette situation fait ressortir un constat majeur qui est la vulnérabilité des finances publiques et donc l’économie nationale aux chocs externes, notamment aux fluctuations défavorables du marché pétrolier.

Mots clés

Mots-clés: Politique budgétaire expansionniste, Effet de cliquet, Politique pro-cyclique, Crise des subprimes, Politique contra-cyclique, Syndrome hollandais.