Les causes de la Révolution française

Causes de la Révolution française : –

Nous avons examiné dans le chapitre précédent le contexte des révolutions. La Révolution française n’a pas éclaté subitement. Les dirigeants du peuple ont fait appel à plusieurs reprises aux dirigeants pour obtenir justice, et lorsque tous les efforts ont échoué, une révolution était inévitable. Nous pouvons maintenant analyser brièvement les causes de la Révolution française, qui éclata en 1789 au temps de Louis XVI.

Faillite de la monarchie française :

Louis XIV avait laissé le trésor français au bord de la banqueroute par son extravagance et ses guerres inutiles. La situation financière s’aggrave au temps de Louis XV (1715-1774) et de Louis XVI (1774-1792). La faillite a permis à Louis XVI de taxer plus lourdement le peuple et d’emprunter plus lourdement. Cela l’a rendu très impopulaire.

Règle arbitraire :

Les monarques français gouvernaient arbitrairement sans la moindre considération pour les droits et le bien-être du peuple. Eux et les nobles roulaient dans le luxe et faisaient peu pour le bien de leurs sujets. Le peuple n’avait aucun espoir de voir ses griefs redressés. La seule issue semblait être la voie de la révolution. Des gens ont été arrêtés sans raison valable et maintenus en prison sans avoir bénéficié d’un procès équitable, la liberté de religion n’a pas été accordée et les huguenots ont été maltraités : le peuple a patiemment et silencieusement observé les voies arbitraires de leurs rois. La presse a été strictement censurée, et les crochets et les journaux critiquant le gouvernement ont été brûlés. Les gens ne souffraient pas seulement de la pauvreté, mais étaient également privés des libertés fondamentales.

Injustice, Inégalité et Exploitation :

L’injustice, l’inégalité et l’exploitation ont prévalu. Tous les Français n’étaient pas sur un pied d’égalité aux yeux de la loi. Les nobles étaient hautement privilégiés et peu taxés. Les gens ordinaires se sont vu refuser des droits et ont été lourdement taxés. Les nobles firent cause commune avec le roi pour exploiter le peuple. Un tel état de choses ne pouvait pas continuer en permanence. Mais, comment la position pourrait-elle être changée. Le roi et les nobles étaient-ils prêts à être justes et équitables envers le peuple et à réduire le fardeau de leur misère. Il était clair qu’aucune réponse positive ne venait du gouvernement, et le seul espoir résidait dans une révolution violente.

Un héritage maléfique de la période médiévale en France était l’inégalité sociale. Le haut clergé et les nobles possédaient la plupart des terres étendues et étaient très peu taxés. C’étaient les privilégiés, qui abusaient invariablement de leurs privilèges et augmentaient les souffrances du peuple. Ils traitaient le peuple avec mépris, même si celui-ci travaillait dur et payait de lourdes taxes. Les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les avocats, les enseignants et les personnes d’autres professions étaient handicapés par le déni de rang social et de justice sociale. Le haut clergé et les nobles accaparaient toutes les bonnes choses, mais refusaient d’avoir ne serait-ce qu’une petite part des misères du peuple. Le chant de l’inégalité, de l’injustice et de l’exploitation ne pouvait être chanté éternellement. Il a fallu l’arrêter un jour.

Révolutions en Angleterre et en Amérique :

Les révolutions d’Angleterre et d’Amérique ont profondément marqué l’esprit des Français. L’Angleterre a connu une Révolution sans effusion de sang ou glorieuse en 1688, et l’Amérique a obtenu son indépendance complète en 1783 en organisant une grande révolution. Si les Britanniques et les Américains pouvaient mettre fin à l’arbitraire et à l’injustice, pourquoi pas les Français ?

Provocation de la pensée par de grands écrivains.

Les gens de la classe moyenne, la bourgeoisie, qui ont été traités avec mépris par les deux premiers états (clergé et nobles), ont été éduqués. Ils ont été profondément blessés, car ils ont été privés de leurs droits politiques, sociaux et économiques. Les habitants des villes, qui prenaient conscience de leur handicap, bouillonnaient de mécontentement. Leurs esprits avaient été provoqués par de grands écrivains et philosophes. Les écrivains les plus importants qui éveillèrent les esprits en France furent Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot et Thomas Paine.

Montesquieu :-

Charles Montesquieu (1689-1775) insiste sur la nécessité de réorganiser la société. A moins qu’il n’y ait eu reconstruction sociale. il ne pouvait y avoir de liberté et de justice. Dans son célèbre ouvrage sur les lois lui et que la Constitution britannique valait la peine d’être imitée, car c’était un excellent aveuglant de la monarchie, de l’aristocratie et de la démocratie. Alors qu’en Angleterre les gens jouissaient de droits et de libertés, les gens en France souffraient d’humiliation et d’oppression. Montesquieu aime les gens comme les anglais. Sa condamnation implacable de la monarchie française réveilla les esprits.

Voltaire : –

Francis Aronet Voltaire (1694-1778) | était un autre grand écrivain, qui avait des pensées originales, qu’il a énoncées avec audace et clarté. Nous nous sommes attaqués sans merci aux rois oppresseurs et aux membres des deux états de France. Les gens étaient tout à fait d’accord avec lui pour dire que le peuple français souffrait d’une tyrannie impitoyable, d’une inefficacité ridicule et d’une cruelle persécution religieuse. Comme Érasme, Voltaire a lancé des attaques ironiques, satiriques et sarcastiques contre les rois épris de luxe et le clergé et les nobles tout aussi oisifs. Les mots de Voltaire avaient un grand poids, car il était un grand penseur et un écrivain prolifique avec des essais, des biographies dramatiques et des poèmes à son actif. Il était très influent et était ami avec Frédéric le Grand de Prusse, Joseph II d’Autriche et d’autres rois européens.

Rousseau : –

Jean Jacques Rousseau (1712-1778) exerça une influence plus profonde que celle de tout autre philosophe, et c’est lui qui créa un solide bagage intellectuel pour la Révolution française. Napoléon loua sa grandeur en disant que les pensées de Rousseau inspiraient les révolutionnaires français, et sans Russo, la révolution aurait été impossible.

Rousseau a avancé la théorie du contrat social dans son célèbre livre The Social Contract. Il a dit très clairement et clairement que les rois perdraient leur droit de régner s’ils négligeaient le bien-être du peuple. Il fut le premier grand philosophe à parler de souveraineté populaire et du droit du peuple à se révolter contre un gouvernement tyrannique. Le peuple français n’aurait pas tort, selon Rousseau, s’il se soulevait contre sa monarchie oppressive et la renversait. Les opinions de Rousseau étaient beaucoup plus claires et plus puissantes que celles d’un penseur antérieur, John Locke (1632-1704), qui avait exprimé des opinions similaires mais sous une forme plus douce. Mais Locke n’avait pas défendu la cause de la souveraineté populaire comme Rousseau le fit plus tard. En parcourant le Contrat social, les lecteurs sont tombés sur les trois mots magiques, Liberté, Egalité et Fraternité,

Diderot : –

Denis Diderot (1713-1784) était un grand érudit français, qui a écrit des romans, du théâtre, de la satire et de la critique et a été rédacteur en chef de l’Encyclopédie en 17 volumes. Le premier volume avait été publié en 1751. Il contenait des idées stimulantes de Montesquieu, Voltaire, Rousseau et d’autres grands contributeurs connus sous le nom d’Encyclopédie. C’était un riche fonds de connaissances les plus récentes qui, s’il était propagé, ne manqueraient pas de saper les fondements d’une société fondée sur l’injustice, l’inégalité, l’exploitation et l’esclavage. Ses lecteurs ressentiraient certainement l’impact des idées révolutionnaires.

Thomas Paine : –

Thomas Paine (1737-1809), écrivain anglais et théoricien politique radical, qui avait participé à la Révolution américaine, a écrit un livre célèbre Les droits de l’homme contenant des idées révolutionnaires. Ce livre a eu une large diffusion en Angleterre, mais Paine a été poursuivi par le gouvernement britannique pour sédition, et il s’est enfui en France, où il a pris part à la Révolution française.

Le Cours de la Révolution :

La Révolution française éclate en 1789 au temps de Louis XVI (1774-1792). Louis XV avait correctement prophétisé dans sa remarque Après moi le déluge.

 Conditions en 1789 :

On peut jeter un coup d’œil sur l’état du pays à la veille de la Révolution française. Le pays était rempli de mécontentement pour des raisons politiques, sociales, économiques et autres,

État politique :

Louis XVI, petit-fils de Louis XIV, était bien intentionné, doux et pieux sans doute, mais il était trop jeune et trop bête pour porter les lourds fardeaux de la royauté. Il monta sur le trône en 1774 à l’âge de 20 ans, et quinze ans plus tard la Révolution éclata. Il voulait mener une vie facile et insouciante de luxe et de plaisir. Il n’avait aucune volonté ferme et était facilement influencé par les nobles. Il n’a pas réussi à lire l’écriture sur le mur et a peut-être cru que lui, sa reine et ses courtisans pouvaient continuer joyeusement à l’ancienne, et que rien n’était susceptible d’arriver à la monarchie par les écrits des grands penseurs. Les masses étaient lourdement taxées, mais Louis XVI était toujours dans le besoin. S’il réussit pleinement à quelque chose, c’est à mettre la France résolument sur la voie de la faillite financière complète.

La bêtise et l’insouciance de Louis XVI n’avaient d’égal que celles de sa reine Marie-Antoinette, fille de Marie de Thérèse d’Autriche. Elle aimait toutes les bonnes choses de la vie et jouissait dans la cour gaie de Versailles. Elle était fantasque et a demandé au roi de suivre ses voies. Elle n’avait ni bon sens ni sympathie et compréhension pour le peuple, qui était lourdement accablé par le gouvernement. Elle a gaspillé l’argent public comme de l’eau et a fait échouer tous les efforts pour équilibrer le budget. Elle s’appelait donc Madame Déficit. L’orgueil l’aveugla, et elle insulta les Français affamés en leur conseillant de manger des gâteaux, un pain n’étant pas disponible.

Situation économique:

La situation économique des gens du commun, qui appartenaient au tiers-état, était mauvaise, car il leur restait très peu dans leurs poches après avoir rempli leurs obligations féodales et payé les dîmes religieuses, les impôts et les péages. Le clergé et les nobles, qui formaient respectivement le premier et le second état ; étaient dans l’ensemble exempts d’impôts. Le travail forcé a été exigé pour les travaux publics, et les propriétaires ont exigé un travail de faveur. Les nobles avaient de nombreux privilèges, notamment le droit pour leurs pigeons et leur gibier de s’égarer dans les champs des agriculteurs et d’endommager leurs récoltes. Les gens du commun épuisés et émaciés pouvaient avoir peu de repos pour la vie avec tous leurs lourds fardeaux et soucis.

Condition sociale:

Le peuple de France était divisé en trois états. Le clergé appartenait au premier état, les nobles à l’état sain, et les gens ordinaires au tiers état. Tout l’église et n’est pas venu dans le premier état. Seul le haut clergé avait tout le confort, le luxe et le respect. Le sort de l’ordinaire n’avait pas les privilèges du premier état. Les membres du tiers état ont été pointés du doigt pour mauvais traitements, dégradations sociales et exploitation effrénée. Ils n’avaient pas voix au chapitre au gouvernement et devaient supporter leurs épreuves en silence et avec patience. Le cas échéant, ils avaient un Tight? nous devions porter les charges des deux premiers états. Un dessin animé en 1789 montrait un pauvre paysan avec une charge humaine d’un ecclésiastique et d’un noble.

La faillite:

Bien que Louis XIV ait bien commencé son règne et ait introduit de bonnes réformes, les conditions ne se sont pas améliorées car les réformes ne sont restées que sur le papier sans être réellement mises en vigueur. Turgot, qui a été nommé ministre des Finances, a pris des mesures efficaces pour introduire l’économie et stabiliser les finances. Mais Marie-Antoinette incite le roi à destituer Turgot en 1776. Depuis lors, les conditions financières vont de mal en pis et le roi multiplie les dettes. La dette publique monta si haut qu’il n’était plus possible d’emprunter. Alors que la France sombrait dangereusement dans une quasi-faillite, la reine prétendant que tout allait bien a pris des mesures actives pour accroître l’extravagance et le gaspillage.

États généraux convoqués :

La situation financière précaire et la volonté d’éviter un effondrement financier contraignent Louis XVI à convoquer le Parlement français dit des États généraux le 5 mai 1789 à Versailles. Ce corps n’avait pas été convoqué par les rois hautains, arrogants et arbitraires, qui levaient les impôts et dépensaient les deniers publics sans le consentement des États généraux.

Les États généraux comptaient 1 200 membres, 600 représentant les deux premiers et les 600 restants les tiers et les 600 restants le tiers. Comme on l’a observé plus haut, le haut clergé et les domaines, et les représentants du peuple, les fermiers, les avocats, les commerçants, les citadins et les membres des professions au tiers-état. Les membres du tiers état étaient d’humeur colérique et agressive, pleinement déterminés à obliger le roi à introduire des réformes urgentes. Tout faux mouvement du roi était susceptible de les provoquer à la rébellion.

Successions rencontrées séparément :

Selon la coutume et la tradition, les représentants des trois domaines se réunissaient séparément et la décision de chaque domaine était considérée comme une voix. A chaque fois les deux premiers états étaient majoritaires, leurs intérêts étant identiques et opposés à ceux du tiers état.

Demandes du Tiers État :

Les membres du tiers état n’étaient pas d’humeur à rester inféodés aux deux premiers états et à voter les concessions souhaitées par le roi. Ils ont exigé que les trois états se constituent et se réunissent en un seul corps représentant le pays tout entier. Au lieu de la représentation de domaines séparés, la nation entière devrait être représentée. Ils voulaient en outre que chaque membre dispose d’un vote individuel. Ces demandes étaient justes et raisonnables, mais elles ont été rejetées par Louis XVI et les membres des deux premiers états, car le peuple allait prendre le dessus. Alors les membres du tiers état se méfièrent des intentions du roi. Si ces demandes n’étaient pas concédées, il n’y avait aucun espoir d’avoir des réformes significatives en faveur du peuple.

Proposition de l’abbé Sieyes :

L’abbé Sieyes, un important chef du tiers-état, suggéra que le tiers-état se transforme en Assemblée nationale. C’en était trop pour le roi, qui posta des soldats le 20 juin 1789 à la porte du rendez-vous du tiers état.

Réunion de l’Assemblée nationale au court de tennis :

Les membres du tiers état se sentaient profondément humiliés par l’action irréfléchie du roi, qui leur avait aliéné leur sympathie et leur soutien. Mais sans se décourager, les membres ont tenu leur réunion dans le quartier à un endroit qui était autrefois utilisé comme court de tennis 8. Ici, le 23 juin 1789, ils prêtèrent un serment capital qui allait changer le cours de l’histoire de France. C’était le fameux Serment du Tennis exprimant la détermination des membres de ne pas se disperser de repos jusqu’à ce qu’ils aient élaboré une nouvelle constitution pour la France.

Assemblée commune des trois États :

Le roi alors cruellement besoin d’argent ne put étouffer l’esprit nouveau de ce tiers état, Il dut empocher son orgueil et ordonna aux deux premiers états de rejoindre le tiers état à l’Assemblée nationale. marque comme un grand chef du tiers état à l’Assemblée.

Travaux de montage entravés :

Le roi était hésitant, mais intrigant, et incapable de prendre une décision avisée. Comme George III d’Angleterre, il croyait fermement qu’il pouvait avoir sa propre voie et de l’armée pour écraser la révolte populaire, au cas où elle éclaterait. Alors que l’Assemblée nationale poursuivait ses délibérations, le bruit se répandit comme le feu que le roi était revenu sur sa parole et envisageait le renvoi de l’Assemblée. Un sentiment de profonde frustration, déception et colère s’emparait des membres du tiers état de l’Assemblée. Ils ont tous estimé qu’on ne pouvait pas faire confiance à Louis XVI, car lui et sa reine avaient décidé de prendre des mesures sévères contre le peuple.

Mouvement de troupes et émeutes :

Les gens se sont sentis plus méfiants et alarmés, lorsque les soldats ont commencé à se déplacer entre Versailles et Paris. Le roi refusa de retirer des troupes qui, craignaient-ils, risquaient d’être utilisées contre l’Assemblée. Les émeutes et l’anarchie éclatent. Des foules folles ont pillé les magasins, agressé les Officiers, incendié les manoirs des riches et les titres de propriété, et ont commencé à chercher des armes, la situation devenait incontrôlable et le pays semblait être au bord d’une révolution.

Déclenchement de la Révolution avec la prise de la Bastille :

La Bastille, la prison française à l’air sombre, était le symbole d’une monarchie en décomposition, oppressive, irresponsable et terriblement impopulaire. La foule, qui se déchaîna, prit d’assaut et rasa la Bastille le 14 juillet 1789. Étonnamment, il n’y avait que sept prisonniers, qui étaient maintenant libérés. Mais des armes et des munitions y étaient également stockées. La Bastille était une forteresse construite à Paris en 1309. Plus tard, elle fut transformée en prison et des hommes célèbres comme Richelieu et Voltaire y furent emprisonnés. La chute de la Bastille fut un grand événement non seulement dans l’histoire de France, mais aussi dans toute l’histoire de l’humanité. Elle marqua le début d’une grande révolution qui secoua la France, mit fin à l’ordre ancien et dégénéré et inaugura une nouvelle ère de liberté, d’égalité et de fraternité.

Le jour de la Bastille 18 célébré chaque année le 14 juillet comme la principale fête nationale en France.

Tout le pays englouti par la fièvre révolutionnaire :

La fièvre révolutionnaire ne se limite pas à Paris et Versailles. Il s’est répandu partout et a englouti toute la nation. L’élégie supérieure et les nobles ont beaucoup souffert de la reprise de la violence, des pillages et des incendies criminels. Les vannes s’étaient ouvertes, et la foule ne pouvait être tenue en joue. Les princes, courtisans et autres hommes puissants se sont enfuis et ont cherché refuge dans des pays étrangers. L’ordre public s’est complètement effondré, les représentants du gouvernement ont déserté leurs lieux de service, les tribunaux ont cessé de fonctionner et la collecte des impôts s’est arrêtée, l’anarchie s’est propagée alors que l’appareil gouvernemental s’arrêtait brutalement.

Réformes par l’Assemblée nationale :

L’impact de la violence et de l’effusion de sang tout autour a été ressenti par l’Assemblée nationale. Les nobles étaient maintenant pris de panique et soucieux de rétablir la paix, ils pensèrent qu’il convenait de redescendre. Avec leur consentement, l’Assemblée nationale introduisit des mesures révolutionnaires les 4 et 3 août 1789. Voici les effets de ces mesures :

  1. Le féodalisme a été aboli. Tous les privilèges féodaux, du clergé et des nobles ont été abolis.
  2. L’égalité était établie entre les citoyens de France.
  3. Les dîmes et les péages ont été supprimés.
  4. Le principe d’une imposition égale fut introduit, et le clergé et les nobles devaient être imposés comme le peuple.

Ces changements ont été soudains, et ce qui n’a pas pu être fait pendant des siècles, même par des ministres compétents comme Colbert et Turgot, a été fait par l’Assemblée nationale du jour au lendemain.

Marche de la famille royale à Paris :

Même si Louis XVI avait approuvé les mesures votées par l’Assemblée nationale les 4 et 5 août, le peuple nourrissait en 1789 des doutes sur le sérieux du roi à mettre en œuvre des mesures radicales. Leurs adultes ont été confirmés, lorsque des rumeurs circulaient à Paris selon lesquelles le roi envisageait de défaire ce que l’Assemblée nationale et les révolutionnaires avaient fait. Le 1er octobre 1789, on entendit dire que les troupes s’amusaient à Versailles, alors que les habitants de Paris étaient en proie à la famine. Par conséquent, le 5 octobre, un cortège de femmes et d’hommes en colère et affamés déguisés en femmes avec des bâtons et des bâtons à la main se dirigea vers Versailles en criant pour du pain. Le lendemain, une foule indisciplinée a pris d’assaut le palais royal et a assassiné plusieurs soldats et serviteurs du palais. La foule a refusé de se disperser jusqu’à ce que la famille royale accepte de les accompagner à Paris. Au palais des Tuileries, la famille royale est pratiquement emprisonnée. Finalement, le roi céda et la foule retourna à Paris avec le roi, la reine et le prince en criant. Nous avons le boulanger, la boulangère et le petit cuisinier maintenant nous aurons du pain. Même à ce stade, Louis XVI aurait pu empêcher la poursuite de la dégénérescence de la maladie, mais il a choisi de commettre des erreurs plus graves, qui lui ont finalement coûté son trône et la vie.

Mesures administratives et élaboration de la constitution :

L’Assemblée nationale, qui avait déplacé son siège en binômes, a poursuivi son important travail d’introduction de changements radicaux dans le pays. Elle s’était convertie en Assemblée constituante, entreprenant ainsi la grande tâche d’élaborer une nouvelle constitution pour la France.

Étapes administratives :

L’Assemblée nationale a pris des mesures administratives immédiates pour résoudre les nouveaux problèmes auxquels le pays était confronté à la lumière des nouvelles idées et plans.

  1. Les unités administratives ont été modifiées. Leurs limites ont été redessinées afin qu’elles soient toutes plus ou moins mises sur le même pied d’égalité en termes de taille et de population.
  2. Le pouvoir était décentralisé et le pays était divisé en 83 départements.
  3. Le contrôle papal sur l’Église a été supprimé et l’Église a été nationalisée. Les biens de l’Église ont été confisqués et le nombre des ecclésiastiques a été réduit.
  4. Le papier-monnaie a été introduit et les biens de l’Église saisis ont soutenu cette monnaie. Malheureusement, la propriété n’a pas pu soutenir entièrement les billets de banque, qui ont été émis en abondance. Il en résulta une inflation qui prit des proportions de Frankenstein.

Élaboration de la constitution :

La réalisation la plus importante de la. L’Assemblée nationale (qui, comme indiqué précédemment, s’est convertie en Assemblée constituante) a été l’élaboration d’une nouvelle constitution en 1791, modifiant entièrement la structure du gouvernement et le statut de l’individu.

Monarchie constitutionnelle :

Une monarchie absolue et irresponsable a été convertie en une monarchie constitutionnelle ou limitée.

La monarchie était héréditaire.

Les ministres devaient être nommés par le roi, mais il n’avait pas le pouvoir de nommer les membres de l’Assemblée législative.

C’était une preuve évidente que le roi m’imposait encore respect et sympathie, et les rédacteurs révolutionnaires de la constitution ne songeaient pas, à ce stade, à abolir la monarchie sans ménagement. Le roi devait se blâmer si plus tard les révolutionnaires prenaient des mesures extrêmes, dont l’une était de se débarrasser complètement de la monarchie et finalement d’exécuter le roi et la reine.

Législature monocamérale :

L’Assemblée législative (la législature monocamérale) devait avoir 745 membres élus indirectement sur la haute franchise de propriété pour deux ans par tous les citoyens actifs. Il devait contrôler efficacement chaque branche gouvernementale.

Juges élus :

Le système de l’élection de tous les juges et du procès par jury dans les affaires pénales a été introduit.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

Une caractéristique importante de la constitution française de 1791 était un préambule de 17 articles contenant une grande déclaration des droits, inspirée par le grand philosophe de l’époque. C’était ce qu’on appelait la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cela peut être considéré comme une grande contribution de l’Assemblée nationale. Comme les Britanniques, qui ont donné la Magna Carta et la Déclaration des droits et les Américains qui ont donné la Déclaration des droits américaine, les Français ont donné ce grand document. À tous ceux qui apprécient la liberté et chérissent la démocratie, ce document est écrit en lettres d’or. Son importance énorme doit être observée.

  1. Cela a créé une politique entièrement nouvelle. France en énonçant précisément les droits de l’homme et les libertés, et les limitations du pouvoir royal.
  2. Elle a soutenu en termes clairs et sans ambiguïté les trois principes démocratiques de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, qui ont profondément influencé les autres constitutions démocratiques du monde.
  3. Il garantit la liberté de la personne et de la propriété, la liberté de parole et d’écriture, la liberté d’avoir des croyances religieuses et la liberté d’exprimer des opinions politiques.
  4. Elle garantit le principe d’égalité en établissant l’égalité de tous les citoyens devant la loi et le principe de l’égalité d’éligibilité de tous les citoyens aux fonctions publiques.
  5. La loi ne devait pas être arbitraire. Ce devait être l’expression Ainsi la souveraineté populaire était maintenue, les lois devaient être faites soit personnellement par les citoyens, soit par leurs représentants.

Élection de la nouvelle Assemblée : –

Selon les dispositions de la nouvelle constitution, une nouvelle Assemblée connue sous le nom d’Assemblée législative a été élue. Il semblait que la Révolution française avait pris des mesures adéquates pour permettre au pays d’aller de l’avant dans la paix. Mais malheureusement il ne devait pas en être ainsi.

Nouvelle Constitution impopulaire :

La nouvelle Constitution a satisfait les espoirs d’un nombre relativement restreint de personnes. Différentes sections de la population étaient mécontentes de la nouvelle constitution pour différentes raisons, et elle était vouée à l’échec. Les royalistes ne voulaient pas le soutenir, car les ailes du pouvoir du roi étaient radicalement coupées. Le clergé était contrarié, car le contrôle papal a été renversé, les biens de l’église ont été confisqués et les privilèges du clergé ont été abolis. Les nobles étaient en colère, car ils trouvaient les changements radicaux insupportables. De nombreux révolutionnaires ont estimé que la constitution n’était pas allée assez loin et était totalement inadéquate, car elle n’avait pas introduit de réformes radicales. Le roi et la reine étaient très mécontents et ils commencèrent à tramer de nouveaux complots pour raviver l’ordre ancien et réprimer les forces révolutionnaires.

L’effort insensé du roi pour s’échapper :

Un développement dramatique qui eut lieu fut l’effort insensé du roi pour s’échapper du palais des Tuileries le 20 juin 1791 dans le but de rejoindre sa fidèle armée sur la frontière nord du pays. Le roi aurait dû éviter une telle démarche précipitée et aurait dû conclure une sorte de compromis avec les chefs de la révolution. Au moins le bon sens aurait dû lui faire comprendre qu’il devait vivre dans son propre pays et régner au milieu du peuple ; et dans son propre intérêt, il n’aurait pas dû contrarier toute la nation. Rien n’était plus nuisible à la monarchie que la tentative d’évasion avortée du roi, qui aliénait même le soutien et la sympathie des modérés du pays. Il était évident que Louis XVI essayait de s’assurer le soutien des nobles français, qui s’étaient enfuis à l’étranger et du roi Léopold II d’Autriche, le frère de Marie-Antoinette, et d’autres rois. Le pays était clairement menacé d’une invasion étrangère.

De toute évidence, le roi était sous une étoile maléfique, car la famille royale déguisée a été découverte et capturée dans le village frontalier de Varennes. La famille, qui était maintenant pleinement exposée comme anti-peuple, a été ramenée à Paris. Louis XVI était aveugle au fait que tout le pays, à l’exception des aristocrates de l’ordre ancien, était contre lui.

Assemblée constituante dissoute :

Pour sauver la peau de ses dents, le roi, qui avait subi une nouvelle humiliation après avoir été pris en flagrant délit, a prêté serment de soutenir la constitution. L’Assemblée nationale, qui avait achevé sa tâche constitutionnelle, se dissout maintenant le 30 septembre 1791.

Déclaration de guerre à l’Autriche et à la Prusse :

Lorsque les révolutionnaires apprirent que Louis attendait l’aide de Léopold II d’Autriche, qui avait fait appel à divers pays pour une aide militaire, il y eut de la colère et de l’alarme dans le pays. Le roi de Prusse voulait aussi s’en mêler. Ces rois souhaitaient que les forces révolutionnaires soient localisées en France même et qu’elles ne soient pas autorisées à étendre leurs tentacules dans d’autres pays. Comme le roi d’Autriche avait déclaré son intention d’envahir. France pour abattre les révolutionnaires, l’Assemblée législative déclare la guerre à l’Autriche et à la Prusse le 20 avril 1792.

Leadership saisi par les extrémistes :

La menace d’une vision étrangère et toutes sortes de rumeurs sauvages ont été pleinement exploitées par les éléments extrémistes parmi les révolutionnaires, qui ont maintenant capturé la direction. Les extrémistes ont formé le Jacobin évolutionniste. Les clubs, qui voulaient l’abolition de la monarchie, la suppression de la franchise de propriété et plusieurs autres mesures drastiques.

La France s’apprêtait maintenant à assister à une nouvelle scène sur scène. C’était dommage que les révolutionnaires aient abandonné la modération et se soient livrés à des atrocités terribles. Des foules endiablées prennent d’assaut le 10 août 1792 le palais des Tuileries et emprisonnent toute la famille royale. Le 20 septembre 1792, l’armée française battit les troupes prussiennes, autrichiennes et quelques 2 royalistes qui avaient envahi.

La crainte que la présence du roi ne soit dangereuse pour le pays, et la menace, potentielle et réelle, d’une invasion étrangère ont soudainement changé le cours de la révolution.

Massacres et Déposition du Roi :

Les radicaux formèrent une Convention nationale pour rédiger une nouvelle constitution, qui était prête en 1793. Cette constitution ne put être mise en vigueur en raison des développements inattendus et rapides. Entre-temps, les 2 et 3 septembre 1792, les radicaux tuèrent dans la rue des centaines d’hommes et de femmes, soupçonnés d’être royalistes ou contre-révolutionnaires.

Le roi est destitué et le 23 septembre 1972, la France est proclamée république.

Exécution de Louis :

Maximilien Robespierre, Danton et d’autres radicaux de la Convention nationale condamnèrent Louis XVI à mort pour haute trahison. Sa tête est coupée le 21 janvier 1793 par l’appareil mécanique inventé par Joseph Ignace Guillotine (1788-1814), médecin. L’appareil, qui est lui-même connu sous le nom de guillotine, se compose de deux montants verticaux a entre lesquels opère un couteau à tranchant oblique. A sa sortie, le couteau tombe décapitant instantanément le condamné. Marie-Antoinette est guillotinée en octobre 1798. La guillotine à action rapide fait moins mal à la victime qu’une hache. Aujourd’hui encore, il est utilisé en France et en Belgique pour exécuter des criminels.

Le règne de la terreur :

Un Comité de salut public composé de 12 membres a été autorisé par la Convention nationale à prendre toutes les mesures exécutives nécessaires pour faire face à la situation dangereuse qui a surgi. Les nations d’Europe s’étaient coalisées et avaient déclaré la guerre à la France après l’exécution de Louis XVI. Entre-temps, des révoltes avaient éclaté contre les radicaux dans de nombreuses villes.

Le Comité a pris des mesures drastiques pour faire face aux dangers dans le pays et à l’extérieur. Chez lui, il déchaîne un règne de terreur de dix mois (septembre 1793 à juillet 1794) au cours duquel tous ceux que l’on croyait ennemis de la révolution sont guillotinés. Chaque vie semblait en danger, car la moindre critique des excès du Comité était considérée comme un crime capital. Parmi ceux qui ont été victimes de la guillotine, il y en avait. des personnes véritablement intéressées par l’instauration de la paix et l’exercice de la modération. Selon les estimations, à Paris 2 500 personnes ont été décapitées et près de 10 000 dans d’autres régions du pays.

Parmi les personnes remarquables exécutées figuraient Danton lui-même (un important chef de la Révolution et membre d’un ancien Comité de salut public), Marie-Antoinette et Madame Roland. Le terrible règne de la terreur ne prit fin que lorsque Robespierre lui-même, qui avait été l’instigateur de la guillotine et qui avait présidé à la mort de milliers de personnes, fut guillotiné. Par une étrange coïncidence, il fut exécuté en 1794 au mois de juillet (où était tombée la Bastille). Robespierre, le dictateur sanguinaire, était devenu très impopulaire, et une révolte s’était élevée contre lui. Avec son exécution, le règne de la terreur prit fin.

Le Comité de salut public s’occupa efficacement du danger que représentaient les puissances étrangères. Il a introduit le service militaire obligatoire pour les personnes âgées de 18 à 25 ans. Il a réussi à détruire la coalition contre la France composée de l’Angleterre, de la Hollande, de l’Espagne, de la Sardaigne, de l’Autriche et de la Prusse. Le mérite des brillantes victoires contre les armées étrangères et de l’annexion de territoires en Hollande et en Allemagne de l’Ouest revient au commandant militaire Carnot. Enthousiasmée par la victoire, la France déclare la guerre à l’Angleterre en 3793.

La Nouvelle Constitution en 1795 ; Après la fin du règne de la terreur, la Convention nationale a rédigé une nouvelle constitution pour la France connue sous le nom de Constitution de l’année troisième (1795). Cette constitution a fonctionné pendant environ quatre ans (1795-1799). Il a mis en place une législature bicamérale et un comité de cinq directeurs (connu sous le nom de Directoire) pour exercer le pouvoir exécutif.

Tandis que le Comité de salut public se dépassait et versait le sang, le Directoire était trop faible pour fonctionner correctement.

La nature de la révolution : –

Violence et manque de sens politique :

La Révolution française prit une tournure très violente en raison de l’entêtement du roi, de l’égoïsme des nobles et de la menace d’une invasion étrangère. Le, roi et reine, un grand nombre de nobles et de personnes soupçonnées d’être contre. les révolutionnaires ont péri. Beaucoup ont été victimes de la guillotine, et beaucoup sont morts dans la rue ou ailleurs. De nombreuses vies ont été inutilement sacrifiées sans faire de bien à personne. Au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, de terribles excès ont été commis. Le règne de la terreur (1793-1794) a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolu, et a apporté révulsion et dégoût aux gens bien pensants. Les révolutionnaires, qui ont établi le règne de la terreur,

Anarchie:

Le peuple de France a dû payer un prix inattendu et inhabituellement élevé pour les événements tragiques, en particulier après que le roi eut fait une tentative avortée de s’échapper. Au lieu d’une véritable Liberté, Égalité et Fraternité profondément enracinées dans le sol français, l’anarchie s’est installée, et aucune constitution, aussi bonne soit-elle, ne pouvait obtenir un procès équitable. Le pays est passé rapidement d’une constitution à une autre. La première constitution avait des caractéristiques louables, mais malheureusement, les circonstances ont pris une tournure tragique pour mettre en œuvre correctement ses dispositions. Finalement, Napoléon prit le pouvoir et régna de manière dictatoriale sur la France au nom de la Révolution française.

Manque d’expérience:

Un contraste peut être trouvé entre l’Angleterre et la France. Les classes moyennes anglaises avaient acquis beaucoup d’expérience au cours des siècles et elles faisaient preuve d’un sens de la modération et d’un sens politique vraiment constructif. Les classes moyennes françaises n’avaient pas les opportunités nécessaires pour acquérir autant d’expérience que leurs homologues britanniques. En Amérique également, les chefs de la guerre d’indépendance avaient beaucoup d’expérience politique et constitutionnelle dans la gestion de leurs propres institutions politiques avant la rupture entre l’Angleterre et les colonies : elle britannique réussit la Glorieuse Révolution de 1688 et se développa de plus en plus. en démocratie parlementaire. Ils n’aimaient pas avoir tous les droits et libertés à la fois, mais à petites doses, Par conséquent, les Britanniques pouvaient consolider de temps en temps ce qu’ils avaient gagné auparavant. En Amérique,

Mauvais leadership :

L’Angleterre et l’Amérique avaient des dirigeants de grande stature, prévoyants, sages et modérés. Ils pouvaient guider le peuple correctement et le conduire finalement à la victoire. Les Français n’avaient pas, comparativement, de très bons dirigeants du calibre de George Washington, et ils étaient incapables de contrôler les révolutionnaires et de les tenir en laisse. En France, des milliers de personnes périrent, car l’anarchie s’installait et aucun chef ne pouvait empêcher l’instauration d’un règne de terreur. Au lieu d’un esprit d’État constructif, la violence a pris le dessus et, finalement, la terre est tombée sous le lourd talon de Napoléon. Dans les étapes ultérieures, les révolutionnaires ont perdu ce qu’ils avaient initialement gagné.

Révolution bourgeoise :

La Révolution française a commencé comme un mouvement bourgeois, mais plus tard le pouvoir est tombé entre les mains d’extrémistes assoiffés de sang. Bien que ce fût une révolution sanglante, c’était un contraste avec la révolution russe de 1917, qui a été conçue par les dirigeants communistes.

La France Révolutionnaire Ennemi de l’Europe :

La France révolutionnaire a commis une agression contre d’autres pays sous la direction de Napoléon. Il a conduit la France vers une destination différente de celle que les dirigeants avaient à l’origine en tête, lors de la rédaction de la première constitution.

Importance de la révolution et de ses effets : –

La Révolution française est l’un des plus grands jalons de l’histoire du monde. Les grands effets de la Révolution apportent. Sa grande importance.

Cours d’histoire modifié :

Elle a changé le cours de l’histoire de France, et a inspiré les peuples d’autres pays à changer le cours de leur histoire. En France, les conditions après la Révolution étaient bien différentes de ce qu’elles étaient avant. L’ensemble de l’attitude du peuple envers le gouvernement sous A connu un grand changement.

Destruction de l’Ancien Ordre :

Il détruisit l’ordre ancien, dans lequel le haut clergé et les nobles n’avaient que des privilèges et des droits, et les gens du commun étaient cruellement exploités et privés de leurs droits. Au début, les révolutionnaires introduisirent une monarchie limitée ; mais lorsqu’ils découvrirent que Louis XVI et sa reine complotaient et planifiaient des méfaits, ils mirent fin à la monarchie et exécutèrent le couple royal. Le pays est venu pour avoir de nouvelles constitutions basées sur des principes révolutionnaires. Au cours de 1791-1799, la France a eu trois constitutions. Dans toutes ces constitutions, les principes d’un nouvel ordre social ont été rédigés. L’ordre ancien, dans lequel le peuple était réduit et cruellement traité, a pris fin. Au lieu d’un gouvernement arbitraire, il devait y avoir un gouvernement selon une constitution écrite. La chute de la Bastille le 14 juillet 1789 est un jour de lettre rouge pour la France, et c’est une fête nationale.

Inspiration pour d’autres pays :

Comme le peuple d’Angleterre, qui a organisé la Glorieuse Révolution (1688) et le peuple d’Amérique, qui a mené une guerre d’indépendance (1776-1783), les révolutionnaires français (1789) ont inspiré les masses exploitées et opprimées des autres pays. Au cours de 1800-1825, plusieurs révolutions: ont eu lieu dans les pays d’Amérique latine. Au XIXe siècle, de nombreuses petites révolutions ont eu lieu en Europe sur la base des idées de Liberté, d’Égalité et de Fraternité données par la Révolution française. Dans les pays orientaux, un nouveau réveil s’est créé parmi les millions d’opprimés. Dans leur lutte contre l’impérialisme britannique, les nationalistes indiens ont fréquemment fait référence aux glorieuses réalisations de la Révolution française. Son importance en tant que grand événement dans le monde ne peut pas être surestimée.

La Déclaration des Droits de l’Homme :

Parmi les documents rédigés par les révolutionnaires français, le plus important était la Déclaration des droits de l’homme. Chaque pays démocratique se réfère aujourd’hui à ce document capital, qui dit clairement que l’individu a certains droits fondamentaux, qui sont inaliénables et ne doivent pas être violés. Dans la Constitution de l’Inde (1950), la liste des droits fondamentaux porte l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme. En France, l’individu obtient un statut avec des droits fondamentaux attachés à sa personne.

Nationalisme et démocratie :

La Révolution française a créé l’éveil national et a jeté les bases de la démocratie. La France, qui était à l’origine une terre de trois domaines représentés séparément dans les États généraux, est devenue une nation, qui était représentée collectivement à l’Assemblée nationale. Les représentants de la nation ont rédigé en 1791 une constitution dans laquelle une monarchie limitée a été établie et les droits du peuple ont été clairement mis en noir et blanc. Plus tard, en 1792, une constitution républicaine a été élaborée. Une autre Constitution a été rédigée en 1795.

Si Napoléon exerçait un pouvoir plus absolu : que celui de Louis XVI, il prétendait exprimer le nationalisme et la démocratie. Partout où l’armée de Napoléon allait, elle disait que son objectif principal était de libérer les gens de l’ordre ancien. À l’époque napoléonienne, les deux forces puissantes qui se sont manifestées dans presque tous les pays européens étaient le nationalisme et la démocratie.

Effets maléfiques :

L’étude des effets de la Révolution française sera incomplète à moins qu’une référence soit faite aux effets néfastes de la Révolution française.

  1. Chaque révolution prend un lourd tribut en vies humaines et en biens. Mais dans le cas de la Révolution française, le bilan était plus que ce que les résultats justifiaient. On peut faire ici référence au règne de la terreur pendant lequel de nombreux crimes ont été commis au nom de la liberté.
  2. La Révolution a pris une tournure indésirable et, comme on l’a vu plus haut, son cours dans les derniers jours a été davantage guidé par ceux qui aimaient le pouvoir que par ceux qui avaient un désir sincère de défendre les droits et les libertés.
  3. La Révolution créa l’anarchie, favorable à l’ascension de Napoléon, qui couvrit sa soif de pouvoir sous le manteau des idéaux révolutionnaires. C’était étrange de voir la France, qui avait renversé la monarchie absolue, souffrir sous la lourde botte de Napoléon

La Révolution unifia la France et renforça le pouvoir de l’État national. Les guerres révolutionnaires et napoléoniennes ont détruit l’ancienne structure de l’Europe, accéléré l’avènement du nationalisme et inauguré l’ère de la guerre moderne et totale.

SAKHRI Mohamed
SAKHRI Mohamed

Je suis titulaire d'une licence en sciences politiques et relations internationales et d'un Master en études sécuritaire international avec une passion pour le développement web. Au cours de mes études, j'ai acquis une solide compréhension des principaux concepts politiques, des théories en relations internationales, des théories sécuritaires et stratégiques, ainsi que des outils et des méthodes de recherche utilisés dans ces domaines.

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