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retour des combattants terroristes étrangers des: défis majeurs

Aucun Etat ne peut agir seul face à une menace d’une telle ampleur. Seule une étroite coopération internationale, au sein des Nations Unies et des organisations régionales compétentes, associant la société civile et notamment les grands acteurs de l’Internet, nous permettra d’agir efficacement.

La défaite des organisations terroristes au Moyen-Orient est attendue même s’elle prendra encore quelques temps, tellement Daech et Jabhat Fath Al Sham montrent de la résistance. La première du fait de ses équipements et de ses tactiques de guérillas, la seconde du fait que depuis qu’elle n’est plus une filiale d’Al-Qaeda a pu rallier d’autres groupes syriens. Les deux organisations résistent également parce qu’elles sont renforcées par des milliers de Combattants Terroristes Etrangers Une fois cette défaite consommée, peut-être au cours des deux prochaines années, les combattants terroristes étrangers n’auront que des choix limités dont celui le probable du retour dans leurs pays d’origine.

Un défi mondial qui exige une réponse multilatérale « urgente et concertée ». C’est en ces termes que le Secrétaire général adjoint et Chef du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, M. Vladimir Voronkov, a qualifié, cet après-midi, au Conseil de sécurité, le phénomène du retour des combattants terroristes étrangers, que la délégation française a appelés « revenants ».

Le Conseil de sécurité avait adopté, en septembre 2014, ce texte sans précédent pour endiguer l’afflux de combattants aguerris, « 5 600 de 33 nationalités différentes » jusqu’à présent, et désormais capables de se livrer à des attaques contre des cibles civiles dans les pays dont ils sont ressortissants ou ailleurs.

Or, à peine moins de 60 États, a prévenu Mme Michèle Coninsx, à la tête de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, ont à ce jour introduit les mesures obligatoires pour exiger des compagnies aériennes des « renseignements préalables concernant les voyageurs ». Le Secrétaire général adjoint a expliqué que son Bureau a coordonné un projet visant à améliorer ces renseignements, à l’intention des 43 États les plus affectés par le phénomène des combattants étrangers, dont la Libye, le Yémen et l’Afghanistan.

À ce stade, a poursuivi le Secrétaire général adjoint, 5 600 combattants étrangers issus de 33 pays sont rentrés chez eux, beaucoup ayant été bien formés et bien équipés pour mener des attaques dans leur propre pays. D’autres espèrent multiplier les nouvelles recrues alors que d’autres encore ont rejeté l’idéologie terroriste et ne posent donc aucun risque pour la société.Nous sommes devant un défi mondial qui exige une réponse multilatérale urgente et concertée, a prévenu le Secrétaire général adjoint. Les États Membres doivent renforcer leur coopération et l’échange d’informations, développer des contrôles efficaces aux frontières et améliorer leur système de justice pénale, conformément à l’état de droit et aux droits de l’homme.

 La résolution 2178 (2014) du Conseil de sécurité  .

Elle les définit comme des individus « qui se rendent dans un Etat autre que leur Etat de résidence ou de nationalité dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entrainement au terrorisme, notamment dans le cadre d’un conflit armé ». Les conditions sont ici au nombre de trois ; la personne doit : Se rendre dans un pays autre que celui de sa nationalité ou de sa résidence ; Avoir pour dessein d’y participer par quelque moyen que ce soit à des actes terroristes ou d’y recevoir/ dispenser un entrainement au terrorisme. Une précision est ajoutée concernant le cadre du conflit armé. Cette définition crée à notre avis, une complexité en évoquant la question des pays de résidence. Selon la définition précitée, pour que la personne soit considérée comme combattant terroriste étranger, l’Etat où elle se rend ne doit être ni son pays de nationalité ni son pays de résidence. Or si son pays de résidence s’avère être le pays où se déroule le conflit, la personne peut y participer sans pour autant répondre à la définition de combattant terroriste étranger. Autrement dit, justifier sa résidence dans le pays du conflit suffit pour ne pas être classé combattant terroriste étranger. Cette résidence n’est assortie d’aucun délai, ou période. Ainsi une personne qui voyage dans un pays de manière régulière, demande une carte de séjour et arrive à l’obtenir ; peut participer à des actes terroristes ou recevoir/dispenser des formations en terrorisme sans pour autant être comptée parmi les combattants terroristes étrangers. Ceci ouvre, à notre avis, la voie de

e devant plusieurs combattants terroristes étrangers pour échapper à leur statut du fait qu’aussi bien dans le cas des conflits actuels que de conflits futurs, une partie parmi eux peut se prévaloir de la qualité de résident, alors que leur dessein, avant même d’obtenir la carte de résident, était l’action terroriste. Il se pose cependant la question des personnes qui ont séjourné dans le pays pour de longues périodes avant le conflit et dont le premier motif d’établissement dans ce pays était autre que terroriste. Cette catégorie peut, logiquement être assimilée aux nationaux et échapper au statut de combattant terroriste étranger. La question de l’Etat de résidence doit, à mon avis être assortie de conditions concernant le délai et la période de séjour ainsi que des précisions sur la relation entre le début du séjour et la date de déclenchement du conflit.

Ces combattants reviennent défaits, déçus et amers. Certains parmi eux seront prêts au repenti, d’autres seront porteurs de projets criminels, atroces et vengeurs. Le danger est d’autant plus grand et mérite le déploiement de moyens sérieux, que ces individus ont été formés pour nuire ; pour la guerre et non pour la paix et que certains parmi eux ont reçu des entrainements qui n’ont rien à envier aux unités spéciales des plus grandes armées . Le premier aspect qui constitue le danger chez les combattants terroristes étrangers est le degré de leur formation militaire et leur niveau d’endoctrinement. Parmi tous les radicalisés, les plus dangereux restent ceux qui ont expérimenté les zones de combats et qui se sont aguerris au contact de la guerre. De plus ces combattants ne passent à la zone des opérations qu’après avoir subi des formations qui les qualifient à vivre dans les conditions les plus défavorables. Ils sont ainsi habitués à s’adapter aux situations les plus difficiles, à agir avec le maximum de cruauté et s’habituer à banaliser l’acte de tuer ou de torturer même dans ses images les plus atroces. Lorsqu’ils  sont assiégés ou poursuivi, ils se sont familiarisés avec les .techniques de la clandestinité et de passage des frontières, à l’utilisation des populations civiles et les modus operandi de survie même dans les situations les plus désespérées. Pour arriver à ce genre de « qualification terroriste », les organisations et surtout Daech ont mis au point des formations/entrainements qu’ils font subir à leurs recrues avant de leur permettre de rejoindre les situations réelles ou le terrain se charge de parfaire leur métamorphose en bêtes de guerre. Partout dans les fiefs abandonnés par Daech après ses défaites, ont été découverts des preuves de cette formation.

le phénomène des combattants étrangers en dégageant des variables explicatives permettant de mieux saisir les motivations individuellesdes FTF. Les auteurs distinguent généralement deux types de facteurs, à savoir les facteurs individuels et contextuels (ou structurels). La première catégorie renvoie aux caractéristiques relatives aux données socio-démographiques et biographiques propres à l’individu. La seconde catégorie renvoie aux facteurs de type politiques, culturels et socio-économiques relatifs à l’environnement dans lequel évolue l’individu. Les approches explicatives en sciences sociales et politiques semblent être dominantes à ce sujet, en témoigne la fréquence élevée des publications traitant de cette thématique. EN Plus la question des combattants étrangers par leur recrutement et par le rôle de plus en plus important qu’y jouent les médias sociaux. En effet, c’est grâce aux processus de recrutementque les organisations terroristes disposent de combattants parfois prêts à commettre des attentats à la bombe, des enlèvements, des exécutions, mais également des tâches techniques. Ces processus de recrutement sont facilités par les médias tels que Twitter, Facebook ou YouTube qui permettent aux recruteurs d’atteindre rapidement un public très large aux quatre coins de la planète, notamment à l’aide de matériel de propagande facilement diffusable. L’analyse de Weimann est focalisée sur les stratégies de recrutement en ligne mises en œuvre par des organisations terroristes telles que Daesh (Weimann 2016 : 77-95). Par ailleurs, l’auteur observe une tendance selon laquelle les terroristes deviennent de plus en plus habiles lorsqu’il s’agit de toucher des publics cibles tels que les femmes, les jeunes, les communautés diasporiques, Ainsi, outre les variables traditionnelles relatives aux motivations individuelles, la variable ‘médias sociaux’ peut être considérée comme étant une variable contextuelle influente pour l’individu qui décidera d’entreprendre un voyage dans le but de combattre à l’étranger et de rejoindre ainsi un groupe ou une organisation dont la propagande et l’exercice de recrutement en ligne auront eu l’effet escompté.

  Gravement préoccupé par le retour des combattants terroristes étrangers, le Conseil de sécurité a demandé jeudi aux États Membres de renforcer leurs efforts dans la lutte contre ce phénomène et de prendre des mesures appropriées en matière de sécurité des frontières, de partage d’informations, de coopération et de poursuites en justice ainsi qu’en matière de réinsertion des combattants de retour dans leurs pays.

Il leur demande également de contrôler les personnes dont ils ont des motifs raisonnables de penser qu’il s’agit de terroristes, de prendre des mesures appropriées contre les combattants terroristes présumés et leurs familles qui les accompagnent, notamment en mettant en œuvre des stratégies de poursuites, de réinsertion et de réintégration, dans le respect du droit international applicable.

Selon un communiqué des Nations unies, le Conseil de sécurité a adopté, à l’unanimité, une résolution sur les combattants terroristes étrangers et demandé aux Etats Membres d’empêcher la circulation de terroristes en effectuant des contrôles efficaces aux frontières, en surveillant de près la délivrance de documents d’identité et de voyage, et en prenant des mesures visant à empêcher la falsification de ces documents, la fabrication de faux et leur utilisation frauduleuse.

l’Algérie a appelé à un grand renforcement de la coopération régionale et internationale pour faire face au retour des terroristes de Daech

L’Algérie a mis en garde, contre le retour, dans la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, des combattants terroristes étrangers (CTE) actifs au sein de Daesh, en appelant au renforcement des capacités dans la région.

«L’effort de renforcement des capacités dans cette région, de plus en plus ciblée par l’activisme terroriste, permettra à cette région de mieux affronter localement les nombreuses menaces qui nous préoccupent tous », a déclaré le ministre algérien des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à l’ouverture des travaux de la 1ère réunion plénière du Groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l’Afrique de l’Ouest qui se tient à Alger.

Face aux menaces du retour des CTE, Abdelkader Messahel a expliqué, à propos de l’Algérie, qu’elle maintient un «haut niveau de vigilance» à l’intérieur de son territoire et sur toutes les frontières et a appelé au renforcement de la coopération avec ses voisins.

L’Algérie partage des frontières terrestres, d’une longueur de près de 6500 Km, avec sept pays voisins : la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sahara occidental et le Maroc.«Pour ce qui me concerne, mon pays, qui a durement souffert dans les années 90 de ce fléau du retour des CTE, maintient un haut niveau de vigilance à l’intérieur de son territoire et sur toutes les frontières et réitère sa disponibilité à renforcer sa coopération frontalière et policière avec l’ensemble des pays de la région », a assuré Messahel.

les effectifs du groupe terroriste ont été renforcés en Libye par des combattants mutés depuis le sud de la Libye et des combattants terroristes étrangers rapatriés ou relocalisés depuis l’Iraq et la Syrie. Bien que la menace qu’il présente ait globalement diminué en termes d’intensité, Daech continue de planifier et d’exécuter des attaques ponctuelles en Libye pour démontrer à ses sympathisants qu’il conserve une importance , et l’EI en Libye à travers les frontières du désert et relève qu’ un membre libyen haut placé de Daech siège à la Choura d’Ansar Beit el-Maqdes, un groupe terroriste ayant publiquement prêté allégeance à Abou Bakr el-Baghdadi en novembre 2014.

 Le groupe terroriste Boko Haram maintient également de petites cellules à l’intérieur de la Libye, Les États membres se sont déclarés préoccupés par les mouvements possibles de membres de Boko Haram vers d’autres États de la région à travers les frontières de l’ouest et du sud-est de la Libye. D’autres groupes affiliés à Daech en Afrique auraient également envoyé des combattants en Libye pour appuyer des cellules basées dans le pays et obtenir leur coopération. Il s’agit, en particulier, de la formation des combattants, de l’approvisionnement en armes et d’un appui logistique.

Par ailleurs, la menace posée par les groupes associés à Daech en Afrique de l’Ouest continue de se propager au Mali et aux États voisins. la faction d’Al-Mourabitoun, fidèle à l’EI, demeure une menace pour la paix au Mali et au Niger”. Pour se procurer des revenus, le groupe terroriste en Libye extorque des fonds par des barrages routiers et des postes de contrôle mobiles. Le groupe terroriste continue également de prélever des “taxes” auprès de réseaux de traite d’êtres humains et de contrebande, malgré les revers récemment essuyés par l’EI, le groupe terroriste et ses associés continuent de représenter une menace importante, qui évolue dans le monde entier.

Alors que Daech continue de reculer sur le terrain, le spectre du retour des africains ayant rejoint l’organisation terroriste, inquiète l’Union africaine.Parmi les 30.000 éléments étrangers ayant combattu dans les rangs de l’EI au Moyen-Orient, près de 6.000 sont Africains. Ce chiffre, sérieusement menaçant a été avancé dimanche à Oran par le Commissaire de l’Union Africaine pour la paix et la sécurité. Le responsable a mis en garde contre l’éventuel retour de ces combattants vers leurs pays respectifs.

“Des rapports font état de la présence de 6.000 combattants africains parmi les 30.000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient”, a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l’organisation terroriste s’emparer de vastes pans de territoire en Irak et en Syrie, l’EI a proclamé un “califat” en 2014 qui a attiré des milliers de combattants étrangers. Le groupe a ensuite multiplié les revers et a perdu la totalité des territoires qu’il avait conquis en Irak et la plupart de ceux qu’il détenait en Syrie.

Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains .

DR.GHERIEB HAKIM

 

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الموسوعة الجزائرية للدراسات السياسية

مدون جزائري، مهتم بالشأن السياسي و الأمني العربي و الدولي.

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