Les Mots clés : Etat, Théorie de l’Etat moderne, Fondements philosophiques, Droits de l’Homme, Constitution, Les limites juridico-politiques, La Raison d’Etat, Impolitique,
incapacitébilité politiques et juridique, La cours constitutionnelle.

Introduction.
Étudier la problématique de la relation des droits de l’Homme avec l’Etat Nation moderne, constitue le talon d’Achille dans toutes les tentatives des recherches académiques, une variable à des approches politiques et juridiques, liées étroitement à la fois à la nature de l’Etat Nation, et aux exigences dus au processus de l’évolution des
droits de l’Homme dans le monde depuis 1948.
En effet, aujourd’hui s’interroger sur la question des droits de l’Homme, débuteras inévitablement par l’interrogation sur les raisons qui n’ont pas permis à ces droits d’atteindre leurs objectifs annoncés, à savoir octroyer à la Personne Humaine sa dignité, tous ses droits et son rôle adéquat dans un monde au la raison d’Etat prime sur la raison
humaine.
La relation des droits de l’Homme avec l’Etat Nation, a connue une tension assez constatable, elle est aujourd’hui, le cœur de plusieurs débats, vu l’état de la dégradation de la condition humaine et la situation dont vit l’Homme de partout dans le monde. Les limites de l’Etat Nation relatives à la défense et la promotion des droits de l’Homme, sont observables, en particulier, concernant la régulation par la voie juridique et la mise en place des politiques pour la défense et la promotion des dits droits.
Depuis Platon qui pensa les fondements de la République en termes ‘’ des droits des individus et leurs devoirs ‘’, principes de la réalisation tangible de la justice et de la vertu parmi ceux qui constituent les classes de la République, les philosophes de la théorie de l’Etat ont largement développé l’idée de la relation entre les droits et les structures politiques et juridiques de l’Etat. Ils ont essayé de donner de nouvelles pistes de réflexions qui aboutissent à l’intégration de la conception des droits humains dans les sphères étatiques. Les juristes des temps modernes, de leurs cotés, semblent aujourd’hui appréhender les grands fonctionnements des droits (droits naturels, droits positifs), dans le processus de la consécration de l’Etat de droit. Ce dernier trouve son fondement dans l’arsenal des lois, à titre illustratif, les lois en matière de défense et de promotion des droits de l’Homme dont le monde dispose aujourd’hui. Toute fois, les dites lois ne sont pas pour le moment des évidences complètement encrées dans l’imaginaire collectif humain, puisqu’elles sont confrontées à une résistance négative caractérisée par une incapacité politique et juridique de l’Etat Nation en général et celles des acteurs politiques en particulier. Une ‘’ incapacitébilité’’ qui trouve son émergence à travers l’agir des impolitiques, pour reprendre l’expression du politologue Julien Freund, et la défiance des structures étatiques modernes caricaturés à l’image des impolitiques. Il est tout à fait clair, que le regard des Etats sur la question des droits de l’Homme diffère d’un Etat à un autre.

La question des droits de l’Homme aujourd’hui, précisément dans les débats philosophiques, politiques et juridiques, portant sur la nature de sa relation avec L’Etat, constitue un paradoxe-dilemme pour la majorité des théoriciens de l’Etat moderne. L’ère moderne semble être déterminée à la fois par le déclin des formes étatiques absolues de l’Etat Nation comme entité homogène, et par l’enclenchement du processus d’universalisation de distinctes valeurs, spécifiquement, les valeurs des droits de l’Homme.
Il est clair, que les valeurs universelles des droits de l’Homme, depuis la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, proclamée par l’assemblée constituante de 1789, passant par la déclaration universelle de 10 décembre 1948, semblent accomplir un consentement incontestable par une grande partie de la communauté humaine. Cette dernière considère les valeurs humaines mises en exergue, par les différentes conventions et déclarations, comme seul moyen qui puisse permettre d’instaurer les bases des droits
fondamentaux de l’Homme, encore plus une source substantielle qui assurerait la continuité de l’humanité. Chose déplorable, le processus d’universalisation des droits de
l’Homme et la lutte pour les défendre et les sauvegarder demeure aujourd’hui otage des particularités juridiques et politiques de chaque Etat tant au niveau national
qu’international, une des limites majeure qui prend sa raison d’être lorsque certains Etats évoquent les ingérences dans sa souveraineté, même s’il s’agissait des violations graves
des droits de la personne humaine.

En effet, l’histoire de l’évolution des droits de l’Homme a consacré une réalité juridico-politique historique au sein de la théorie de l’Etat moderne, une théorie qui est basée fondamentalement sur les notions des droits de l’Homme, comme elle a énoncé les modèles juridiques inhérents à la protection, la sauvegarde et la défense des mêmes droits, en particulier à travers la constitution. Toutefois, l’histoire des dits droits est toujours liée, depuis son apparition, à l’histoire de l’Etat puisque l’Etat comme ensemble des institutions politico-juridiques est considéré comme le seul cadre qui peut permettre à la fois la mise en place de l’applicabilité effective des législations adéquates, et de l’adoption des politiques les plus favorables pour la défense et la promotion des droits de l’Homme. Un encadrement purement étatique interne à chaque Etat.

L’interrogation fondamentale de ma communication est, dès lors, basée substantiellement sur les limites politico-juridiques de l’Etat Nation moderne concernant les stratégies en matière de défense et de protection des droits de l’Homme. Une interrogation esquisse qui va essayer de proposer une analyse aussi clairvoyante sur le fond des rapports Etat moderne et Droits de l’Homme, comme elle envisage de décortiquer une nouvelle vision critique sur l’usage des formes étatiques et politiques sur le processus de la mise en place de la juridiction et la législation en matière de la défense des droits de l’Homme.

Notre questionnement demeure aussi : comment aujourd’hui la question d’une cour constitutionnelle internationale peut transcender les limites de l’Etat Nation, et jouer un rôle primordial, dans la redéfinition des concepts relatifs au cadre juridico-politiques et étatico-nationales de l’Etat Nation, ainsi que dans la prise en charge de la question des droits de l’Homme au détriment de la raison d’Etat qui constitue au préalable le rempart des Etats Nations dans ses politiques relatives aux droits de l’Homme.